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Une catastrophe, c'est bien ce que l'on peut dire aujourd'hui.... En trois jours il est parti plus de la moitié du territoire parti l'an passé en 12 jours.... C'est un désastre.

Je ne sais même pas comment vous décrire les choses, à part en vous donnant quelques chiffes: à ce jour, 1500 ha ravagé; une forêt entière, celle du Petit Bénare, un des plus beaux sites du Maido, ravagée; une centaines d'espèces de la faune et de la flore, dont certaines endémiques, très menacées.... Je pense que ce décompte malheureusement non exhaustif est déjà assez parlant.

Et le vent qui ne cesse de souffler, le soleil de briller, les hommes de s'épuiser....

Ici, on s'interroge beaucoup sur la rpise en compte de la catastrophe par les pouvoirs publics locaux mais aussi natioanaux. On nous disait en 2010 après la première catastrophe qui, on le sait aujourd'hui, n'avait rien à voir, que plus jamais on ne laisserait les choses aller si loin. On nous disait que les réactions seraient immédiates... Oui on envoies des pompiers venus du Var et de l'Héraut.... Mais le DASH8 qui nous a tant aidé l'an passé, pourquoi nous dit on simplement qu'il est indisponible? Se moque t'on tant de ce qui est pourtant un joyau de l'humanité? N'était on fier dans l'hexagone d'en parler que lorsqu'il dorait l'image touristique de notre si beau pays? Aujourd'hui il meurt, et on a l'impression, franchement, qu'à 10000 km de là, obsédé que l'on est par les querelles politiciennes en vue de gagner des élections présidentielles encore pourtant bien lointaines, on oublie que des catastrophes écologiques et économiques se produisent.

Alors merci en tout cas à tous ceux et celles qui ont lu déjà mon premier article, qui s'émeuvent de cette horreur que nous vivons ici.

Je vous joins à ce billet un des derniers artcles paru sur le portail orange régional, ainsi qu'une photo de presse.

 

 

L’enfer dans le rempart de Cilaos

Le vent, ennemi juré des pompiers depuis ce mardi 25 octobre 2011, n’avait toujours pas faibli ce vendredi 28 octobre après-midi. Pour le plus grand bénéfice du gigantesque incendie qui ravage les hauts de l’ouest et, depuis ce vendredi, ceux du sud. La situation, qui a viré à la catastrophe depuis la nuit de jeudi à vendredi, continue d’être extrêmement préoccupante. Les flammes ont embrasé toutes les ravines situées en haut du massif du Maïdo et se sont attaquées au rempart de Cilaos. Elles continuent de le dévorer ce vendredi après midi et menacent toujours la forêt des Makes.

Dans le même temps, un nouveau départ de feu, sans doute dû au vent, s’est produit au niveau du gîte des Tamarins sur la route forestière du Tévelave. Plus de 400 personnes, désormais exténuées, luttent contre le sinistre. Un appel à la mobilisation a été lancé en direction des quelque 500 pompiers volontaires de l’île. 200 personnels sont attendus en renfort de métropole. Emboitant le pas à Huguette Bello, députée-maire de Saint-Paul, de plus en plus d’élus demandent l’envoi en urgence « de moyens matériels et de renforts massifs ».

La préfecture pour sa part souligne dans un communiqué publié ce vendredi matin que « l’engagement d’un Dash 8 à La Réunion a été expertisé par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises ». Utilisé dans la lutte contre les feux de forêt pour l’attaque indirecte des feux, le Dash est un avion bombardier d’eau lourd. Son action consiste à larguer des barrières de 10 tonnes de produit retardant, qui permet de multiplier par 10 le pouvoir d’extinction de l’eau et d’éviter la reprise du feu.

Mais, selon la préfecture, La Réunion, ne disposant pas d’infrastructures adaptées, le Dash 8 ne pourrait que ravitailler et larguer de l’eau. « Son utilité serait limitée. C’est d’ailleurs le bilan dressé après son emploi au Maïdo en 2010. Appareil peu maniable compte tenu de son gabarit, le Dash 8 ne peut pas procéder à des largages de précision dans des zones accidentées, contrairement aux hélicoptères », affirme-t-elle.

Par ailleurs, la préfecture note que plusieurs départs de feux accidentels ont été constatés ces derniers jours. Elle rappelle que « du 15 août au 15 janvier, tout emploi du feu est interdit, y compris l’écobuage, à l’exception de l’emploi du feu dans les habitations, dans leurs dépendances et dans les places à feu aménagées à cet effet par l’arrêté préfectoral. Tout contrevenant s’expose alors à des poursuites pénales. « Tous les Réunionnais sont invités à respecter scrupuleusement cette interdiction et à ne commettre aucune imprudence afin de permettre aux sapeurs pompiers de concentrer toutes leurs actions à la lutte contre les feux de forêt », poursuit la préfecture.

Rappelons qu’en 4 jours 1 500 hectares ont déjà été parcourus par le feu. Une surface énorme, représentant deux fois celle qui a brûlé en octobre 2010. À cet époque les pompiers avaient réussi à empêcher le feu d’entrer dans la forêt des B énares et d’atteindre le rempart de Cilaos. Cette fois, malgré une lutte acharnée, ils ont perdu cette bataille. La catastrophe environnementale - la zone est riche en espèces endémiques de flore et de faune -, en partie évitée en 2010 et cette fois avérée.

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Tag(s) : #La Réunion