Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

0127163001349075407[1]

Aujourd'hui encore un petit article sur la musique réunionnaise et plus particulièrement sur le maloya dont on fête aujourd'hui les 3 ans d'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco. C'est une grande fierté pour l'île et pour l'histoire musicale et l'Histoire tout court. Je vous joins l'article paru sur le portail orange local car il est précis et bien écrit.

 

"Il y a trois ans jour pour jour, le 1er octobre 2009, le maloya faisait son entrée dans le patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Autrefois interdite car jugée trop subversive par le pouvoir en place, il aura fallu attendre 1981 et l’arrivée de François Mitterrand à la présidence de la République pour que cette musique, arrivée à La Réunion en même temps que les Africains, arrachés à leur terre et réduits à l’esclavage, ait ouvertement droit de cité.

Le 1er octobre 2009, l’Unesco inscrivait le maloya au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Un classement synonyme de reconnaissance pour tous ceux qui ont œuvré à la sauvegarde et à la transmission de ce genre musical, et qui avait été rendu possible grâce au projet porté par la Maison des civilisations et de l'unité réunionnaise, soutenu par la Région Réunion, avec le concours du Pôle régional des musiques actuelles.

Danse et chant traditionnels arrivés à La Réunion en même temps que les esclaves enlevés à leur terre africaine, le maloya a longtemps été étouffé par la classe dominante de la société coloniale. Il était même interdit de le jouer ou de le chanter en public. Le maloya était en effet prohibé par l'administration, cette dernière refusant le droit d'expression au peuple réunionnais, de peur de voir grandir l'idée d'une indépendance. À cette époque, le simple fait de détenir des instruments tels que le kayamb ou le roulèr, était sévèrement répréhensible. Malgré cela, le maloya subsiste et est joué de manière clandestine.

Dans le milieu des années 1970, lors d’un congrès, le parti communiste réunionnais brave l’interdiction de jouer et chanter du maloya en public. A cette occasion, Firmin Viry sera le premier à enregistrer un 33 tours uniquement composé de maloya.

Il faudra attendre 1981 et l'arrivée de François Mitterrand à la présidence de la République pour que cette musique et cette danse ne soient plus interdites.

Outre Firmin Viry, Danyèl Waro, Ziskakan et Baster font partie des premiers artistes à avoir redonné tout son éclat au maloya.

Le maloya est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis le 1er octobre 2009. "Jadis dialogue entre un soliste et un chœur accompagné de percussions, le maloya prend aujourd’hui des formes de plus en plus variées, au niveau des textes comme des instruments (introduction de djembés, synthétiseurs, batterie…). Chanté et dansé sur scène par des artistes professionnels ou semi-professionnels, il se métisse avec le rock, le reggae ou le jazz, et inspire la poésie et le slam", souligne l’Unesco sur son site internet. "Autrefois dédié au culte des ancêtres dans un cadre rituel, le maloya est devenu peu à peu un chant de complaintes et de revendication pour les esclaves et, depuis une trentaine d’années, une musique représentative de l’identité réunionnaise", peut-on encore lire sur le site internet de l’Unesco. "

 

Je vous joins quelques liens afin que vous puissiez aller découvrir quelques uns des artistes incontournables de cet art musical.

Lindigo link

Firmin Viry link

Danyel Waro link et une reprise originale de La Mauvaise réputation de Brassens link

et plus moderne Baster link 

Tag(s) : #La Réunion