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Tout d'abord un grand merci à tous et toutes pour votre soutien et aussi pour votre implication. Nombre d'entre vous ont publié mes billets sur leur blog ou ont fait des liens sur leur FB et ça fait un bien fou.

Ce matin, les choses se sont encore déteriorées: plusieurs familles ont dû être évacuées dans l'îlet des orangers, au ceour du cirque de Mafate (celui qui n'est accessible qu'à pied ou par les airs). Nous en sommes ce soir à près de 3000ha parcourus par les flammes.... Et rien n'est fini.

La ministre de l'outre mer s'est enfin décidée à venir demain, et les écologistes ouvrent enfin leur bouche... sauf qu'on n'a pas besoin qu'ils fassent des discours contre telle ou telle personne mais qu'ils proposent des solutions concrètes de travail en partenariat... enfin on dira qu'enfin on pense un peu à nous et à la catastrophe qui se déroule.

Mais on ne veut toujours pas nous envoyer l'avion. J'espère que la pétition qui circule et dont je vous parlais hier fera changer les choses très vite (URGENT - PETITION ). Parce qu'hier soir on avait le culot de nous expliquer, pauvres ignorants que nous sommes, que le feu étant souterrain l'eau envoyée par le DASH serait inutile.... On nous prend pour des cons franchement quand on sait que les flammes atteignent les 20mètres de haut et que 4 malheureux hélicoptères bombardiers d'eau assurent péniblement des dizaines et des dizaines de rotations au dessus de nos têtes chaque jours..... Mais bien sûr, l'eau envoyée des airs ne sert à rien, c'est juste pour faire joli dans le ciel qu'ils font ça!!!!

Je vous joins ce soir les derniers articles parus sur le portail orange réunion ainsi qu'une carte montrant la zone touchée sur notre île (les photos sont issue du site portail orange réunion).

 

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« La réaction de l’Etat est insuffisante »

Suite au gigantesque incendie qui touche le massif du Maïdo depuis le mardi 25 octobre après-midi, dans un communiqué, Éva Joly et Cécile Duflot d’Europe Écologie Les Verts (EELV) dénoncent « la réaction dramatiquement insuffisante de l’Etat et des autorités locales ». Elles demandent « l’ouverture d’une enquête publique afin d’identifier les responsabilités impliquées dans ce désastre ».

« L’incendie qui ravage actuellement le parc national de la Réunion, est une véritable catastrophe nationale. Alors que plus de 2600 hectares ont été détruits, la situation est extrêmement préoccupante, des habitations ont été évacuées et le feu n’est toujours pas sous contrôle. Face à cette situation d’extrême urgence, La Réunion doit bénéficier immédiatement des moyens à hauteur de la gravité de ce sinistre et de la solidarité nationale immédiatement », expliquent Eva Joly et Cécile Duflot.

Elles poursuivent : « En 2010, un incendie similaire mais moins important, avait été déjà considéré comme une catastrophe. Aujourd’hui, aucune leçon ne semble avoir été tirée. Alors que la Réunion brûle, les autorités locales et l’Etat sont incapables d’engager les moyens nécessaires pour faire face à cette situation ».

Selon Eva Joly et Cécile Duflot, si l’arrivée de 200 pompiers en provenance de la métropole est une bonne chose, « pourquoi avoir attendu 6 jours après le début du sinistre », s’interrogent-elles. Elles déplorent « une situation inacceptable » et demandent que « le gouvernement affrète au plus vite des appareils disponibles en métropole ».

Enfin, « EELV exprime toute sa solidarité avec la population réunionnaise et demande que l’Etat français prenne la mesure de la catastrophe afin de débloquer immédiatement les moyens matériels nécessaires », concluent-elles.

 

 

Incendie de La Réunion : la polémique fait rage sur les moyens engagés

Au fur et à mesure que l’incendie du Parc national a progressé, la polémique a enflé à La sur les moyens engagés par l’Etat pour lutter contre le feu, la gauche et les écologistes les jugeant notoirement "insuffisants".

Pour tenter de désamorcer la controverse, le préfet de cette collectivité d’outre-mer, Michel Lalande a annoncé l’arrivée mardi de quelque 170 pompiers supplémentaires, portant à 400 les renforts envoyés de métropole depuis jeudi dernier. "La Réunion peut compter sur la solidarité nationale", a-t-il assuré.

Il n’est pas sûr pour autant qu’il fasse taire les critiques, portant notamment sur le non recours à l’avion bombardier d’eau Dash-8 de la Sécurité civile.

"Il faut des moyens aériens plus importants. Que fait le gouvernement ? Je n’arrêterai pas tant que la situation ne sera pas sous contrôle" s’est insurgée, dimanche, la députée communiste Huguette Bello, maire de Saint-Paul, une des communes abritant le Parc national ravagé par le feu.

"On nous dit que les moyens aériens ne sont pas adaptés, pourtant l’année dernière on a vu le travail accompli", a-t-elle ajouté, en référence au Dash-8 de la Sécurité civile, intervenu au Maido, en octobre 2010. 800 hectares de ce site classé au patrimoine mondial par l’Unesco avaient été détruits par le feu au bout de 12 jours, contre 2.677 ha cette année, six jours seulement après le début de l’incendie.

Dès le départ du feu, le 25 octobre, de nombreuses voix se sont élevées dans l’île pour demander l’intervention de cet avion capable de larguer 12.000 litres d’eau par voyage (deux fois plus qu’un Canadair), quand les hélicoptères bombardiers d’eau actuellement utilisés ne peuvent transporter que 800 litres par rotation.

Dimanche, les élus d’Europe Ecologie-Les Verts, Eva Joly et Cécile Duflot, ont dénoncé "la réaction dramatiquement insuffisante de l’Etat et des autorités locales" face à "une véritable catastrophe nationale". Soulignant le manque de moyens aériens, elles ont demandé à ce que le gouvernement "affrète au plus vite des appareils disponibles en métropole".

Corinne Lepage (Cap-21) a déploré elle aussi "le manque de moyens" alloués par l’Etat, dénonçant la "désinvolture" du gouvernement "face à l’ampleur et à la gravité de la situation".

Pour sa part, le sénateur PS Michel Vergoz a prévenu, à propos du non recours au Dash-8, que les causes techniques invoquées ne doivent pas "masquer une décision motivée par des raisons financières".

Seuls à soutenir le gouvernement, les élus UMP Didier Robert, président du conseil régional, et Michel Fontaine, sénateur, ont appelé les Réunionnais à "l’union sacrée" et à cesser la "polémique".

Sur les ondes des radios locales ou les réseaux sociaux, les Réunionnais ont crié leur colère. "On se sent sous-Français, sous-équipés", a écrit l’un d’eux sur Google.

Face au flot de critiques, Michel Lalande a justifié tout au long de la semaine dernière le non emploi du Dash, un appareil "peu maniable", ne pouvant procéder à "des largages de précision dans les zones montagneuses accidentées comme la Réunion".

Vantant des hélicoptères bombardiers d’eau plus adaptés, il a aussi assuré que "c’est la main de l’homme" qui est seule capable de "fixer" l’incendie en l’attaquant au sol, rappelant qu’en 2010 le Dash est arrivé une fois l’incendie circonscrit et qu’il n’a fait que noyer les zones traversées par le feu.

Sur le terrain, la nuit de lundi à mardi a été moins difficile que prévu, selon les pompiers. Aucune habitation n’a été touchée par le feu sur les hauteurs de Saint-Leu où 26 habitations avaient été évacuées préventivement. Les occupants ont pu regagner leur domicile dans la matinée.

Tag(s) : #La Réunion